mercredi 12 septembre 2012

Histoire d'Oooh et H2O

Au commencement, il y a l'Ill, rivière alsacienne s'il en est, qui serpente tel un ruban d'argent dans la plaine. Les Celtes, moins pacifiques qu'Astérix, se sont dit que l'endroit paraissait bigrement bien situé pour s'y implanter. Les voilà donc qui bâtissent, aménagent et installent leur camp, peu incommodés par le terrain marécageux. Oui, l'eau est reine, et le sol meuble n'a rien de stable pour l'édification de bâtiments imposants. Cela n'empêche pas nos Gaulois de créer la première Strasbourg, baptisée "Argentorate".
Quel nom étrange, me direz-vous... Fouillez dans vos atlas de France, et essayez de trouver un nom qui y ressemble. Oui, l'Argens occitan tire sa dénomination de la même racine celte qui désigne les cours d'eau, par analogie avec le métal précieux.
Le temps passe, et nos Gaulois sont à présent bien établis au bord de l'Ill, ce qui n'est pas sans attirer quelques convoitises... Les Romains, pas fous, voient tout le profit qu'ils pourraient tirer d'un point aussi stratégique, proche de la Germanie et ses barbares redoutés. Ni une ni deux, Argentorate se latinise et devient Strateburgum, la ville des routes. Un nom sur mesure pour une cité au carrefour de l'Europe.
Les fameuse invasions barbares arrivent, et avec elles, les Alamans (de alle manne = tous les hommes en germanique). Séduits par cette région verdoyante, ils s'installent et entreprennent de relancer la viticulture sur les coteaux des Vosges. Certains les citent d'ailleurs comme ceux qui ont nommé l'Alsace. En fait, ce nom, en langue régionale Elsass aurait deux origines : soit Ill's Sass (le siège/pays de l'Ill), soit Al[aman]sass (le pays des Alamans). Néanmoins, les nouveaux colons s'affairent à développer la région, et à en exploiter les richesses.
Avançons dans le temps, à la rencontre de Charlemagne, l'empereur franc qui a développé l'instruction dans les écoles. Notre cher Charles meurt en 814, léguant son empire à son fils Louis le Pieux. Hélas, lorsque ce dernier s'éteint à son tour, il a trois héritiers : Lothaire, l'aîné, un prince germanique nommé comme seul héritier, Luis le Germanique, et enfin Charles le Chauve, né d'une seconde union et plus ou moins le préféré de son père. Chacun veut bien évidemment sa part du gâteau, entraînant une querelle qui se reproduira à chaque nouvelle succession dans la dynastie carolingienne. Charles et Louis se rencontrent donc à Strasbourg en 842, prêtant serment de s'entraider contre leur frère. Quel intérêt ? C'est la première fois que le roman (future langue française) est employé dans un acte officiel, et non plus le latin.
Les siècles s'écoulent, il est venu le temps des cathédrales. Celle de Strasbourg sera longtemps l'édifice le plus haut du monde, culminant à 142,11 m. Sa particularité ? Madame a les pieds dans l'eau, et est donc établie sur les pilotis en bois qui s'enfoncent dans le sol marécageux. La rumeur veut qu'un lac souterrain se trouve sous l'édifice, et qu'une barque sans conducteur y tourne inlassablement...
La Suite au prochain numéro...

Préface, préambule et prolégomènes

Bienvenue à tous sur cet humble blog.

Laissez-moi vous annoncer la couleur : non, vous ne trouverez pas d'informations pour touristes ici. L'office du tourisme saura mieux vous renseigner que moi, et vous donnera sans doute un plan de la ville de surcroît.
Il s'agit plutôt d'une galerie de tableaux, un lieu où je partage es impressions sur cette magnifique ville qui est la mienne.
Oui, c'est une déclaration d'amour, je le dis haut et fort !
.... D'accord, parfois ce sera de l'amour vache, mais ne dit-on pas "qui aime bien, châtie bien" ?

Néanmoins, voici quelques indices pour savoir de quoi je parle. Prenez une carte de France, pointez le doigt sur Paris. Maintenant, imaginez que vous êtes dans le TGV Est, et que vous allez progressivement vers le Rhin, tout droit. Sauf déraillage, vous devriez atterrir dans une grande ville, à la frontière franco-allemande, où se dresse une cathédrale de grès rose. Vous y êtes ? Parfait.
Attention ! Ne vous attendez pas à voir des braves bonhommes en veste rouge à boutons et chapeau noir, accompagnés de bobonnes rondelettes en costume traditionnel, coiffées de l'emblématique noeud noir. Sinon, vous vous êtes trompés de quelques dizaines de kilomètres et vous avez atterri en plein Mariage de l'Ami Fritz, quelque part dans la campagne alsacienne.

Rendez-vous au pied de la cathédrale pour le premier tableau.

Ah, avant que j'oublie...
Qui se cache derrière ce blog ? Vous aimeriez bien le savoir, hein ? Je ne suis qu'une apprentie écrivaine à mes heures perdues, autoproclamée étudiante professionnelle.